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La gestion du risque chez SCOR - Frieder Knuepling - CRO SCOR Group

La gestion des risques chez SCOR
La politique de gestion des risques chez SCOR se compose de deux volets étroitement liés :
 
  • le cadre d’appétence au risque ;
  • le cadre ERM (gestion des risques d’entreprise), qui consiste en différents mécanismes de gestion des risques visant à optimiser le profil de risque du Groupe tout en respectant le cadre d’appétence au risque.
Définition de l’appétence au risque

Dans le cadre de la politique de gestion du capital d’un (ré)assureur, son appétence au risque désigne le niveau de risques que ce dernier est prêt à assumer pour atteindre le niveau de rentabilité souhaité. L’appétence au risque peut différer d’un (ré)assureur à l’autre. Qu’elle soit élevée ou non, il est important que la direction de la société en connaisse les conséquences. SCOR a une appétence au risque moyenne, revue tous les trois ans. Le Groupe s’appuie actuellement sur une fourchette de ratio de solvabilité cible et sur un objectif de rentabilité déterminé pour apporter une définition complète de son appétence au risque. Le niveau de volatilité est contrôlé dans le cadre de la stratégie de diversification et de protection du capital. SCOR a le niveau de volatilité le plus faible du secteur depuis 2005.
 

Le cadre d’appétence au risque de SCOR figure au cœur du processus décisionnel du Groupe et fait partie du plan stratégique « Vision in Action ». SCOR fait en particulier appel à des outils spécialisés pour contrôler ses expositions aux risques et les comparer aux limites fixées dans son cadre d’appétence au risque :
 

  • le système de « risk driver », qui veille à ce que la gestion de l’exposition annuelle globale du Groupe à chaque grande classe de risque soit bien maîtrisée. L’objectif est d’éviter une concentration excessive des risques et donc d’exploiter au maximum les avantages de la diversification ;
  • le système de « scénario extrême », qui a pour objectif d’éviter la surexposition du Groupe à un risque en particulier ;
  • les scénarios « footprint » évaluent les répercussions d’événements sur le Groupe d’après des scénarios déterministes donnés. Pour ce faire, SCOR s’appuie sur des événements historiques clefs ou d’autres événements extrêmes pour évaluer leurs répercussions sur son portefeuille actuel et ses mécanismes de rétrocession/couverture d’après des scénarios potentiels donnés. Cette approche apporte une vision complémentaire sur les expositions du Groupe.
Stratégie de protection du capital de SCOR
La politique de protection du capital représente l’un des quatre piliers de la stratégie de SCOR. L’objectif principal est de s’assurer que le Groupe respecte les limites fixées en matière de tolérance aux risques telles que définies dans son cadre d’appétence au risque en vue de protéger son niveau de capital et de solvabilité. La stratégie de protection du capital s’appuie sur deux concepts :
 
  • l’exposition brute du Groupe est limitée à l’aide de la rétrocession traditionnelle et d’autres mécanismes de couverture (tels que les solutions financières ou les dispositifs de capital contingent) en vue d’atteindre une exposition nette au risque acceptable ;
  • grâce à la mise en place d’un capital tampon et d’une échelle de solvabilité dynamique, SCOR contrôle le niveau de capital nécessaire pour respecter les objectifs du Groupe en termes de risques/rendement et protéger son fonds de commerce.
Le modèle interne de SCOR

Au cours des dix dernières années, SCOR a élaboré un modèle interne complet et holistique en s’appuyant sur l’expérience et l’expertise du Groupe. Ce modèle couvre l’ensemble des risques quantifiables auxquels le Groupe est exposé (les risques de souscription Vie et P&C, les risques de marché et de crédit, ainsi que le risque opérationnel) et reflète le profil de risque et la stratégie de SCOR. Il est fondé sur des normes scientifiques de haut niveau et a recourt à des méthodologies sophistiquées pour réaliser des simulations stochastiques et modéliser les dépendances entre les risques. Le modèle interne simule les interactions entre les actifs et les passifs du Groupe selon différents scénarios et détermine le niveau de capital nécessaire pour s’assurer que le Groupe est solvable selon un niveau de probabilité de 99,5 %.

 

Depuis le 1er janvier 2016, le capital de solvabilité réglementaire du Groupe est évalué à l’aide du modèle interne de SCOR, approuvé en novembre 2015 par les autorités de supervision du Groupe. SCOR a très souvent recours à son modèle interne dans la prise de décisions stratégiques relatives à la gestion des risques ou à la solvabilité, notamment en vue de :
 

  • définir son plan de souscription ;
  • vérifier sa cohérence avec les risk drivers et les limites fixées en matière de risques ;
  • aider la direction à s’assurer que l’ensemble des limites fixées ont été respectées ;
  • contribuer à l’analyse des décisions stratégiques, notamment sur les fusions-acquisitions ou des investissements importants.

 

La gestion du capital de SCOR au quotidien

SCOR a mis en place une échelle de solvabilité indiquant les mesures à prendre par la direction en fonction du niveau de solvabilité obtenu par rapport à ce qui est fixé dans le modèle interne. La fourchette de capital optimale (définie comme un ratio de solvabilité de 185 %-220 %) permet au Groupe d’allier niveau de solvabilité élevé et utilisation efficace de son capital. SCOR a pour objectif d’exploiter au maximum les différentes possibilités de gestion et de contrôle de ses risques et de son capital afin d’arriver à un résultat optimal.

Le niveau de solvabilité de SCOR est clairement ancré dans le plan stratégique « Vision in Action », permettant au groupe une utilisation optimale de son capital sous le régime de Solvabilité II. 

Au 31 mars 2017, le ratio de solvabilité attendu de SCOR s’élève à 224 %, au dessus de la zone optimale comprise entre 185 % et 220 % prévue dans le plan « Vision in Action ».

 

Le niveau optimal est atteint lorsque le Groupe :
 
  • respecte les objectifs de rentabilité et de solvabilité du plan « Vision in Action »
  • répond aux attentes des différentes parties prenantes (clients, actionnaires et autorités de réglementation)
Le projet « Emerging Risk Initiative » du CRO Forum, lancé à l’initiative de SCOR en 2016, publie un nouvel article sur les risques relatifs à l’eau

Les risques relatifs à l’eau constituent des défis majeurs, tant en termes de menaces que d’occasions à saisir, pour la société dans son ensemble et pour le secteur de la (ré)assurance en particulier. Pourtant, ces risques sont largement sous-estimés, négligés, voire tout simplement ignorés.
 

À travers son nouvel article d’opinion sur les risques relatifs à l’eau, publié en novembre 2016, le projet ERI (« Emerging Risks Initiative ») du forum des Directeurs des risques d’assurance (ou « CRO Forum ») s’est efforcé de présenter de manière synthétique la portée des risques liés à l’eau pour le secteur de la réassurance, qu’il s’agisse de la rareté de cette ressource, de sa pollution, de santé, de traitements, de conflits ou encore de risques réglementaires ou de réputation. 

 

En savoir plus sur les risques liés à l'eau

Mise à jour 2016 du radar des risques du CRO Forum

Le CRO Forum est un groupe de gestionnaires des risques du secteur de la (ré)assurance qui vise à définir et à promouvoir les meilleures pratiques dans le domaine de la gestion des risques. Composé de Chief Risk Officers de grandes compagnies d’assurance et de réassurance mondiales, dont SCOR, il a pour ambition de représenter le point de vue de ses membres sur les problématiques relatives à la gestion des risques, notamment celle des risques émergents. Dans le cadre de l’Emerging Risks Initiative, il met à jour chaque année son radar des risques depuis 2005. Ce radar classe les risques selon leur nature, leur horizon et leur impact prévu. Trois risques ont été ajoutés en 2016 : la fonte du permafrost, l’économie collaborative et le changement de contexte géopolitique / risque de conflits.

 

En savoir plus sur le radar des risques 2016 du CRO Forum