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Frieder Knüpling Chief Risk Officer - SCOR

La gestion des risques chez SCOR

La politique de gestion des risques chez SCOR se compose de deux parties interdépendantes:

 

  • le cadre d’appétence au risque ;
  • le cadre de gestion des risques (ou ERM pour Enterprise Risk Management), qui consiste en différents mécanismes de gestion des risques visant à optimiser le profil de risque du Groupe tout en respectant le cadre d’appétence au risque.
Définition de l’appétence au risque

Dans le cadre de la politique de gestion du capital d’un (ré)assureur, son appétence au risque désigne le niveau de risques que ce dernier est prêt à assumer pour atteindre le niveau de rentabilité souhaité. L’appétence au risque peut différer d’un (ré)assureur à l’autre. Qu’elle soit élevée ou non, il est important que la direction de la société en connaisse les conséquences. SCOR a une appétence au risque moyenne, revue tous les trois ans. Le Groupe s’appuie actuellement sur une fourchette de ratio de solvabilité cible et sur un objectif de rentabilité déterminé pour apporter une définition complète de son appétence au risque.

 

Le cadre d’appétence au risque de SCOR figure au cœur du processus décisionnel du Groupe et fait partie du plan stratégique « Vision in Action ».

 

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SCOR's Footprint scenarios

Le modèle interne de SCOR

Au cours des dix dernières années, SCOR a élaboré un modèle interne complet et holistique, qui couvre l’ensemble des risques importants et quantifiables auxquels le groupe est exposé (les risques de souscription Vie et P&C, les risques de marché et de crédit, ainsi que le risque opérationnel) et qui reflète le profil de risque et la stratégie de SCOR.

 

Le modèle interne simule les interactions entre les actifs et les passifs du Groupe selon différents scénarios et détermine le niveau de capital nécessaire pour s’assurer que le Groupe est solvable selon un niveau de probabilité de 99,5 % sur un horizon d’un an.

 

Depuis le 1er janvier 2016, le capital de solvabilité réglementaire du Groupe est évalué à l’aide du modèle interne de SCOR, qui sert également à la préparation des décisions stratégiques relatives à la gestion des risques ou aux questions de solvabilité (après hedging).

 

Stratégie de protection du capital de SCOR

La politique de protection du capital représente l’un des piliers de la stratégie de SCOR.

 

L’objectif principal est de s’assurer que le Groupe respecte les limites fixées en matière de tolérance aux risques telles que définies dans son cadre d’appétence au risque en vue de protéger son niveau de capital et de solvabilité. La stratégie de protection du capital s’appuie sur deux concepts :

 

  • l’exposition brute du Groupe est limitée à l’aide de la rétrocession traditionnelle et d’autres mécanismes de couverture (tels que les solutions financières ou les dispositifs de capital contingent) en vue d’atteindre une exposition nette au risque acceptable ;
  • grâce à la mise en place d’un capital tampon et d’une échelle de solvabilité dynamique, SCOR contrôle le niveau de capital nécessaire pour respecter les objectifs du Groupe en termes de risques/rendement et protéger son fonds de commerce.
La gestion du capital de SCOR au quotidien

SCOR a mis en place une échelle de solvabilité indiquant les mesures à prendre par la direction en fonction du niveau de solvabilité obtenu grâce au modèle interne. SCOR a pour objectif d’exploiter au maximum les différentes possibilités de gestion et de contrôle de ses risques et de son capital afin d’arriver à un résultat optimal.

 

215 % AU 31 DECEMBRE 2018

Le ratio de solvabilité de SCOR s’établit à 215 %, dans la fourchette de capital optimale de 185 % - 220 %, définie dans le plan stratégique « Vision in Action ».

La culture du risque chez SCOR

La politique de gestion des risques de SCOR s’inspire d’une solide culture du risque à l’échelle du Groupe tout entier. A partir de l’orientation donnée par la direction, la culture du risque se diffuse à l’ensemble du personnel. SCOR s’attache sans cesse à sensibiliser aux questions liées aux risques, et à promouvoir la compréhension des principaux concepts relatifs à la gestion des risques au sein du personnel de SCOR. Des Risk tales sont régulièrement publiés pour susciter l’intérêt de tous les collaborateurs pour ces questions ; il s’agit d’études de cas faciles à comprendre, autant d’exemples tirés de la vie réelle, qui montrent à quel point les bonnes pratiques en matière de gestion des risques peuvent permettre d’éviter le pire. De plus, l’initiative « Risques émergents » de SCOR est ouverte aux contributions de tous les membres du personnel, et permet de diffuser des connaissances dans l’ensemble de la société sur les tendances relatives aux risques nouveaux ou évolutifs.

 

Gestion et atténuation des risques climatiques

SCOR s’engage à gérer les risques climatiques selon une méthode holistique, qui tient compte à la fois des actifs de la société et de ses passifs techniques. De plus, dans le cadre de son engagement en faveur de la responsabilité sociale d’entreprise, le Groupe investit dans des projets de transition énergétique. L’approche de SCOR en matière de gestion et d’atténuation du risque climatique comporte les volets suivants :

 

  • évaluer et répondre aux risques et opportunités du changement climatique ;
  • contribuer à une meilleure appréhension des risques climatiques, par exemple, en développant et en améliorant ses propres outils de modélisation des catastrophes naturelles et en promouvant une politique de partenariat avec des organismes de recherche scientifique sur la modélisation des événements climatiques ;
  • analyser l’exposition des actifs de SCOR aux risques physiques extrêmes (ex : les catastrophes naturelles telles que les ouragans, les cyclones extratropicaux et les inondations ;
  • surveiller l’empreinte carbone de son portefeuille d’actifs et évaluer son alignement sur la trajectoire 2°C, telle que définie dans les scénarios de l’Agence Internationale de l’Energie ;
  • investir dans des solutions d’adaptation au risque climatique, comme les « Insurance Linked Securities » (ILS), qui offrent une protection contre les catastrophes naturelles en aidant à financer la reconstruction post-catastrophe ; 
  • contribuer à la transition énergétique tant par l’élaboration de couvertures d’assurance pour les technologies de production d’énergies renouvelables que par l’investissement dans des projets d’énergies renouvelables ;
  • limiter l’empreinte environnementale opérationnelle de SCOR en finançant des stratégies de compensation carbone ;
  • céder les titres des entreprises réalisant plus de 30 % de leur chiffre d’affaires à partir du charbon thermique.

 

Contributions de SCOR au CRO Forum en 2018

SCOR participe activement au forum des Directeurs des risques d’assurance (ou « CRO Forum »), s’efforçant, aux côtés d’autres grandes compagnies d’assurance et de réassurance, de répondre aux grandes problématiques du secteur de la réassurance et de la société en général. Au cours de l’année 2018, SCOR a contribué à d’importantes études du CRO Forum, intitulées « Supporting on-going capture and sharing of digital event data » (« Soutenir la saisie et le partage permanent des données ‘Evénements numériques’ ») et « Understanding and managing the IT risk landscape » (« Comprendre et gérer le paysage du risque informatique »), ainsi qu’à un article d’opinion sur le changement climatique, « The heat is on - insurability and resilience in a changing climate » (« Il y a urgence - assurabilité et résilience face au changement climatique »). En hommage au soutien constant apporté par SCOR à cette initiative, Frieder Knüpling, Chief Risk Officer de SCOR, a été élu Vice-Président du CRO Forum en décembre 2018, et est entré en fonction le 1er janvier 2019.

 

Principales tendances et radar des risques émergents 2019

Evolution des tendances en matière de santé

De nombreuses percées scientifiques et technologiques sont appelées à modifier le paysage de la médecine, générant de nouvelles menaces mais aussi des possibilités d’amélioration thérapeutique. Dans le domaine de la santé, plusieurs tendances se dessinent : la résistance antimicrobienne, l’accroissement de la fréquence des maladies chroniques, l’obésité, la surmédicalisation et les tests génétiques.

 

Nouveaux modèles économiques et financiers

L’univers de la finance connaît de profondes mutations. Après le secteur bancaire, celui de l’assurance est désormais à la pointe de cette révolution. Ainsi, la technologie blockchain pourrait conduire à un bouleversement complet des modèles économiques, à la création de nouvelles solutions de paiement et à une meilleure sécurité des transactions.

 

Evolutions démographiques

Les évolutions démographiques majeures à l’œuvre dans le monde entier sont susceptibles de provoquer des bouleversements politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux, en particulier en Asie et en Afrique. Cette tendance concerne non seulement la croissance de la population, mais également l’augmentation du nombre de personnes âgées, l’urbanisation rapide avec le développement de mégapoles et les migrations de masse.

 

Technologies émergentes

Les technologies innovantes pourraient perturber grandement le développement industriel, la production et la totalité des chaînes de valeur commerciales. La quatrième révolution industrielle est celle des grandes avancées dans les domaines de l’automatisation, de la mobilité autonome, de l’intelligence artificielle, de la réalité augmentée, de la robotique, des nouveaux matériaux, de la consommation énergétique, du « Big Data » et de la communication.

 

Détérioration de l'environnement

La dégradation de l’environnement est l’un des principaux défis auxquels l’humanité est aujourd’hui confrontée. L’extinction massive de certaines espèces, l’acidification des océans, la diminution des terres disponibles, la pression sur la ressource en eau au niveau mondial exigent une action urgente. Cette tendance comprend la pollution de l’environnement, la perte de biodiversité, l’épuisement des ressources et les énergies de substitution.

 

Evolution du paysage social et géopolitique

L’aggravation des inégalités au sein des sociétés, l’affaiblissement de la gouvernance et de la coopération internationales, ainsi que le renforcement des incertitudes réglementaires et économiques sont autant de tendances significatives, pouvant être source d’instabilité sociale et géopolitique. Le terrorisme demeure une menace majeure.

 

Hyperconnectivité

L’hyperconnectivité découle de l’accroissement de la dépendance des personnes, des objets et des entreprises à Internet. Elle pose, entre autres questions, celle du développement des médias sociaux, des objets personnels connectés, de l’Internet des objets (IoT) et des appareils de surveillance médicale personnels. L’hyperconnectivité offre de nombreuses opportunités, mais peut aussi engendrer une plus grande vulnérabilité des personnes, des gouvernements et des entreprises au risque de cyber-attaques toujours plus sophistiquées, perpétrées par des organisations criminelles ou des Etats voyous.

 

Changement climatique

Il existe un consensus au sein de la communauté scientifique selon lequel le changement climatique est d’origine anthropique ; alors que le réchauffement climatique s’accélère, certains éléments montrent aussi que le franchissement de certains points de basculement, comme la fonte du permafrost, aggravera le phénomène de réchauffement. L’impact des risques associés à ces tendances risque d’être plus sévère qu’on ne le prévoit actuellement, d’autant qu’il semble peu probable qu’on parvienne à contenir l’élévation de la température moyenne de la planète à un niveau « nettement inférieur à 2°C » d’ici à 2100, conformément à l’objectif de l’Accord de Paris sur le climat. Le changement climatique englobe, entre autres risques, le réchauffement de la planète, les phénomènes climatiques extrêmes, l’élévation du niveau de la mer, la pauvreté et les migrations induites par le climat.